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Tsunoda revient avec AlphaTauri pour 2023 – .

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Les autorités iraniennes ont bloqué l’accès à Instagram et WhatsApp après six jours de protestations contre la mort d’une jeune femme détenue par la vice-police. Au moins 17 personnes sont mortes dans la répression, selon ce que rapporte jeudi la presse d’Etat.

Mais le nombre de victimes est susceptible d’être beaucoup plus élevé, l’ONG d’opposition Iran Human Rights (IHR) basée à Oslo faisant état d’au moins 31 civils tués par les forces de sécurité.

La mort de l’Iranienne Mahsa Amini, 22 ans, a suscité une vive condamnation dans le monde entier, alors que des ONG internationales ont dénoncé une répression “brutale” des manifestations.

Mahsa Amini, originaire du Kurdistan (nord-ouest), a été arrêtée le 13 septembre à Téhéran pour « port de vêtements inappropriés » par la police morale chargée de faire respecter le strict code vestimentaire en République islamique, où les femmes doivent se couvrir les cheveux et elles ne le sont pas. autorisés à porter des manteaux courts ou moulants ou des jeans troués. Il est décédé le 16 septembre à l’hôpital.

Des militants ont déclaré qu’il avait été tué d’une balle dans la tête, mais les responsables iraniens ont démenti et annoncé une enquête.

Des événements dans une quinzaine de villes

Des manifestations ont éclaté immédiatement après sa mort et ont touché quinze villes à travers le pays.

“Dix-sept personnes entre manifestants et policiers ont péri dans les événements de ces derniers jours”, selon un nouveau reportage de la télévision d’Etat qui ne donne pas plus de détails. Cependant, les responsables iraniens ont nié toute implication des forces de sécurité dans la mort des manifestants.

Mais comme d’autres ONG internationales et l’ONU, Amnesty International a dénoncé une “répression brutale”. Il a dénoncé “l’usage illégal de plombs, de billes d’acier, de gaz lacrymogènes, de canons à eau et de bâtons pour disperser les manifestants”.

Connexions rompues

Depuis le début des manifestations, les connexions se sont ralenties. « Et depuis mercredi soir, il n’est plus possible d’accéder à Instagram, sur décision des autorités. L’accès à WhatsApp est également interrompu », selon l’agence de presse Fars. Cette mesure a été prise en raison « des actions menées à travers ces réseaux sociaux par des contre-révolutionnaires contre la sécurité nationale ».

Instagram et WhatsApp étaient les applications les plus utilisées en Iran depuis le blocage de plateformes telles que YouTube, Facebook, Telegram, Twitter et Tiktok ces dernières années. De plus, les autorités filtrent ou restreignent fortement l’accès à Internet.

Les experts des droits de l’homme de l’ONU ont statué que de telles “émeutes font souvent partie des efforts visant à étouffer la liberté d’expression et à limiter les manifestations”.

Des femmes photographes arrêtées

Lors des manifestations dans plusieurs provinces d’Iran, des manifestants ont affronté les forces de sécurité, incendié des véhicules de police et scandé des slogans antigouvernementaux, selon des médias et des militants. La police a répondu avec des gaz lacrymogènes et a arrêté un nombre indéterminé de personnes, selon les médias iraniens.

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Jeudi, les autorités ont arrêté deux photographes, Niloufar Hamedi, du journal réformateur Shargh, et Yalda Moayeri, qui travaille pour la presse locale, ainsi que le militant réformiste Mohammad-Réza Jalaïpour, ont rapporté les médias locaux.

Selon des militants, des affrontements ont éclaté à Mashhad (nord-est) mercredi soir entre manifestants et forces de sécurité qui ont ouvert le feu. A Ispahan (centre), des manifestants ont arraché une banderole représentant le guide suprême iranien Ali Khamenei.

brûlé foulards

Les images les plus virales sur les réseaux sociaux sont celles dans lesquelles on voit des femmes mettre le feu à leur foulard. “Non au voile, non au turban, oui à la liberté et à l’égalité !”, criaient les manifestants à Téhéran, dont les slogans avaient été repris en solidarité à New York ou à Istanbul.

Selon Azadeh Kian, professeur de sociologie à l’université Paris Cité et spécialiste de l’Iran, “ce qui est inédit dans ces manifestations, c’est qu’on retrouve des femmes devant la scène”.

contre-épreuve

Vendredi, à la demande d’une organisation gouvernementale, des manifestations en faveur du port du voile doivent avoir lieu dans tout l’Iran, notamment devant l’université de Téhéran après la prière musulmane hebdomadaire, selon l’agence officielle Irna.

Ces “manifestations visent à condamner les agissements indécents de certains mercenaires qui (…) ont incendié des mosquées et le drapeau sacré iranien, profané le hijab des femmes, détruit des biens publics et porté atteinte à la sécurité”.

convictions internationales

L’annonce de la mort du jeune Iranien a suscité une vive condamnation internationale : de la part de l’ONU, des Etats-Unis, de la France, du Royaume-Uni notamment. “Nous sommes aux côtés des braves citoyens et des braves femmes d’Iran”, a déclaré mercredi le président américain Joe Biden à la tribune de l’ONU.

Jeudi, la secrétaire au Trésor américaine Janet Yellen a annoncé des sanctions économiques contre la police iranienne et divers responsables de la sécurité pour “violences contre des manifestants” ainsi que le sort de Mahsa Amini.

Les manifestations de ces derniers jours sont parmi les plus importantes en Iran depuis novembre 2019, déclenchées par la hausse des prix de l’essence dans un contexte de crise économique. Une centaine de villes avaient été touchées par une contestation, durement réprimée. Le bilan officiel est de 230 morts, plus de 300 selon Amnesty International.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats/afp

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